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Dossier détaillé : formation et parcours professionnels chez Darty

Sommaire du dossier

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Mise à jour : 2 octobre 2026

Ce dossier présente les principaux dispositifs permettant aux salariés de Darty de se former, de développer leurs compétences, d’obtenir une qualification, d’évoluer vers un autre métier ou de préparer une reconversion professionnelle.

Les droits applicables résultent de plusieurs niveaux complémentaires : la loi, les accords de branche de la convention collective IDCC 1686, l’accord GEPP du Groupe Fnac Darty et l’accord QVCT Groupe.

Un cadre en évolution

Certains accords utilisent encore les expressions « entretien professionnel » ou « Pro-A », qui étaient celles applicables lors de leur signature.

Depuis 2026, l’entretien professionnel est remplacé par l’entretien de parcours professionnel et il n’est plus possible de conclure une nouvelle Pro-A. Les nouveaux projets relèvent désormais de la période de reconversion. Les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, qui constituent des dispositifs distincts, continuent en revanche d’exister.

1. D’où viennent les droits à la formation chez Darty ?

L’employeur doit assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail et veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, notamment au regard de l’évolution des métiers, des technologies et des organisations.

La convention collective IDCC 1686 complète ce cadre par un accord de branche relatif à la GPEC et à la formation professionnelle conclu le 25 juin 2020.

Cet accord traite notamment de l’évolution des emplois et des qualifications, du développement des compétences, de l’apprentissage, du contrat de professionnalisation, du tutorat, du CPF, du projet de transition professionnelle, de la VAE, des certifications professionnelles et des CQP de la branche.

La branche a également conclu le 15 novembre 2022 un accord spécifique relatif au métier de technicien réparateur en électroménager et multimédia, particulièrement important pour les métiers techniques exercés chez Darty.

Un accord de branche du 20 janvier 2020 encadrait également la Pro-A. Il reste utile pour les parcours conclus avant le 1er janvier 2026, mais doit désormais être lu à la lumière de la nouvelle période de reconversion.

2. Le plan de développement des compétences

Le plan de développement des compétences – PDC – rassemble les formations décidées ou organisées par l’entreprise.

Il peut notamment comprendre :

  • les formations obligatoires nécessaires à l’exercice d’une activité ;
  • les formations d’adaptation au poste de travail ;
  • les formations liées à l’évolution des outils ou de l’organisation ;
  • les formations destinées à développer de nouvelles compétences ;
  • des bilans de compétences ou des actions de VAE.

Les formations obligatoires et celles nécessaires à l’adaptation au poste sont réalisées sur le temps de travail et sont rémunérées comme du temps de travail effectif.

Formation hors temps de travail

Certaines actions de formation non obligatoires inscrites au plan de développement des compétences peuvent être réalisées en tout ou partie en dehors du temps de travail.

Un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, de branche peut fixer les formations concernées ainsi que la limite applicable.

En l’absence de telles dispositions collectives, la formation hors temps de travail nécessite l’accord formalisé du salarié et ne peut dépasser 30 heures par an et par salarié. Pour un salarié soumis à une convention de forfait en jours ou en heures sur l’année, cette limite est fixée à 2 % du forfait.

Le refus du salarié de suivre une formation hors temps de travail, ou la dénonciation de son accord, ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

Consulter les règles officielles du plan de développement des compétences

3. L’entretien de parcours professionnel

L’entretien de parcours professionnel – EPP – remplace l’ancien entretien professionnel. Il doit être distingué de l’entretien annuel d’évaluation, qui porte principalement sur le travail réalisé et les objectifs.

L’EPP doit permettre d’aborder notamment :

  • les compétences et qualifications du salarié ;
  • les besoins de formation ;
  • les souhaits d’évolution ou de mobilité ;
  • les possibilités de changement de métier ou de reconversion ;
  • le CPF, le PTP, la VAE et le bilan de compétences ;
  • le conseil en évolution professionnelle.

Le salarié doit pouvoir exposer son projet et demander à connaître les métiers, formations et passerelles disponibles dans l’entreprise ou dans le Groupe.

Quand doit avoir lieu l’entretien de parcours professionnel ?

Le salarié bénéficie d’un premier entretien de parcours professionnel au cours de la première année suivant son embauche. Il bénéficie ensuite d’un entretien tous les quatre ans tant qu’il reste dans la même entreprise.

Tous les huit ans, un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel doit également être réalisé.

Des entretiens sont également prévus dans certaines situations particulières, notamment après certaines interruptions d’activité lorsqu’aucun EPP n’a été réalisé dans les douze mois précédant la reprise.

Un entretien doit également être organisé à la suite de la visite médicale de mi-carrière, dans les conditions prévues par les textes. Il permet notamment d’aborder l’adaptation du poste, la prévention de l’usure professionnelle, la formation et les possibilités de mobilité ou de reconversion.

Un EPP spécifique doit également être organisé dans les deux années précédant le 60e anniversaire du salarié afin d’aborder notamment les conditions de maintien dans l’emploi et les possibilités d’aménagement de la fin de carrière.

L’entretien se déroule pendant le temps de travail et donne lieu à la rédaction d’un document dont une copie est remise au salarié.

Consulter les règles officielles de l’entretien de parcours professionnel

4. Le compte personnel de formation – CPF

Le CPF est attaché à la personne du salarié. Les droits acquis restent disponibles en cas de changement d’entreprise ou de perte d’emploi.

Le CPF peut notamment financer :

  • une formation préparant à une certification professionnelle ;
  • un bilan de compétences ;
  • une validation des acquis de l’expérience ;
  • certaines formations liées à la création ou à la reprise d’entreprise ;
  • certaines préparations au permis de conduire.

Lorsque la formation est entièrement suivie hors temps de travail, l’accord de l’employeur n’est en principe pas nécessaire.

Lorsqu’elle se déroule en tout ou partie pendant le temps de travail, le salarié doit demander une autorisation d’absence dans les délais applicables.

L’entreprise peut compléter les droits inscrits sur le CPF par un abondement, notamment lorsqu’un projet correspond à une évolution professionnelle utile ou à un besoin identifié.

Participation financière lors de l’utilisation du CPF

Pour l’année 2026, lorsqu’un salarié mobilise son CPF pour financer une formation, une participation financière obligatoire de 150 € est en principe laissée à sa charge.

Des exceptions existent notamment pour les demandeurs d’emploi et dans certaines situations où le financement est complété par l’employeur ou par d’autres droits.

Consulter les règles officielles du CPF

5. Le projet de transition professionnelle – PTP

Le projet de transition professionnelle, également appelé CPF de transition, a remplacé l’ancien congé individuel de formation – CIF.

Il permet au salarié de s’absenter de son poste pour suivre une formation certifiante destinée à changer de métier ou de profession.

Le projet doit notamment préciser :

  • le métier ou la profession visée ;
  • la formation et la certification préparées ;
  • la cohérence du projet professionnel ;
  • les perspectives d’emploi à l’issue de la formation ;
  • le calendrier et le financement demandés.

La demande comporte généralement une demande d’autorisation d’absence à l’employeur et une demande de prise en charge auprès de l’association Transitions Pro compétente.

Sous réserve de l’acceptation du dossier et des conditions applicables, les frais de formation et tout ou partie de la rémunération peuvent être pris en charge.

Retour dans l’entreprise à l’issue du PTP

Trois mois avant la fin de la formation, l’employeur doit informer le salarié de la possibilité de retrouver son poste ou, à défaut, un poste équivalent assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Cette information doit préciser que le salarié dispose d’un délai d’un mois pour faire connaître sa décision de réintégrer ou non l’entreprise à l’issue de la formation.

En l’absence de réponse dans ce délai, le salarié est réputé accepter de réintégrer l’entreprise.

Consulter les règles officielles du projet de transition professionnelle

6. L’alternance : apprentissage et contrat de professionnalisation

L’alternance permet d’associer une formation théorique à l’acquisition de compétences directement en entreprise. Elle peut notamment prendre la forme d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation.

Ces dispositifs occupent une place importante dans la branche professionnelle IDCC 1686. Chez Darty, l’apprentissage est notamment utilisé pour former des salariés aux métiers techniques et de la réparation.

Le contrat d’apprentissage

Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail en alternance permettant de préparer un diplôme ou un titre à finalité professionnelle tout en acquérant une expérience professionnelle en entreprise.

L’apprenti est un salarié de l’entreprise. Il bénéficie des dispositions applicables aux autres salariés lorsqu’elles ne sont pas incompatibles avec sa situation particulière et sa formation.

5 jours pour préparer les examens

L’apprenti bénéficie d’un congé supplémentaire de 5 jours ouvrables pour préparer directement ses épreuves.

Ce congé est situé dans le mois précédant les examens, donne lieu au maintien du salaire et s’ajoute aux congés payés et au temps consacré à la formation.

Le maître d’apprentissage

L’accord de branche IDCC 1686 encadre l’accompagnement de l’apprenti. Le maître d’apprentissage est choisi par l’employeur sur la base du volontariat parmi les salariés qualifiés de l’entreprise.

Sa mission consiste notamment à :

  • accueillir et accompagner l’apprenti ;
  • faciliter son intégration et l’apprentissage du métier ;
  • transmettre les compétences professionnelles ;
  • assurer la liaison avec l’organisme de formation ;
  • participer au suivi et à l’évaluation du parcours.

Le maître d’apprentissage doit disposer du temps nécessaire à l’exercice de sa mission. La branche limite également le nombre de salariés pouvant être accompagnés simultanément dans les conditions prévues par l’accord.

Le maître d’apprentissage ne doit pas être pénalisé

L’exercice de la mission de tutorat ou de maître d’apprentissage et le suivi de la formation correspondante ne doivent pas pénaliser le salarié dans sa rémunération. Des garanties particulières sont prévues pour les salariés dont la rémunération comporte une part variable.

Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation existe toujours en 2026. Il ne doit pas être confondu avec l’ancienne Pro-A.

Il s’agit également d’un contrat de travail en alternance associant une activité professionnelle en entreprise et des actions de formation. Il vise notamment l’insertion ou la réinsertion professionnelle et l’acquisition d’une qualification reconnue.

La branche IDCC 1686 prévoit des dispositions particulières concernant la durée du contrat, la durée de la formation et l’accompagnement du salarié.

Apprentissage, professionnalisation et Pro-A : ne pas confondre

Le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation continuent d’exister.

C’est la Pro-A – reconversion ou promotion par alternance qui a été remplacée, pour les nouveaux projets, par la période de reconversion.

Consulter l’accord de branche IDCC 1686 relatif à la GPEC et à la formation

7. La période de reconversion

Depuis 2026, la période de reconversion constitue le nouveau dispositif permettant à un salarié de préparer une mobilité professionnelle interne ou externe. Elle remplace notamment la Pro-A pour les nouveaux projets.

Elle permet d’organiser un parcours destiné à acquérir de nouvelles compétences ou une qualification en vue d’une évolution ou d’une reconversion professionnelle.

Le parcours peut notamment viser :

  • une certification enregistrée au RNCP ;
  • un certificat de qualification professionnelle – CQP ;
  • un ou plusieurs blocs de compétences ;
  • le socle de connaissances et de compétences CléA.

Le parcours peut comporter des actions de formation, l’acquisition de savoir-faire en situation professionnelle ainsi que des actions de VAE.

Reconversion interne ou externe

La période de reconversion peut être organisée au sein de l’entreprise ou permettre une reconversion auprès d’une autre entreprise.

Ses modalités, le statut du salarié, le maintien ou la suspension du contrat et les conditions de retour doivent être examinés en fonction du type de reconversion envisagé.

Consulter les règles officielles de la période de reconversion

8. La validation des acquis de l’expérience – VAE

La VAE permet de faire reconnaître les compétences acquises par l’expérience professionnelle, personnelle, bénévole ou syndicale afin d’obtenir tout ou partie d’une certification.

La démarche comprend généralement :

  • le choix de la certification correspondant à l’expérience ;
  • l’examen de la recevabilité de la demande ;
  • la constitution d’un dossier présentant les activités et compétences ;
  • un entretien ou une mise en situation devant un jury.

La VAE peut notamment être financée par le CPF, le plan de développement des compétences ou par les associations Transitions Pro.

Financement par Transitions Pro

Depuis le 30 juillet 2026, les associations Transitions Pro peuvent prendre en charge certaines dépenses liées à un parcours de VAE sur la base d’un montant forfaitaire de 2 000 €, dans les conditions prévues par les textes.

Consulter les informations officielles relatives à la VAE

9. Le bilan de compétences

Le bilan de compétences permet d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et ses motivations afin de construire un projet professionnel ou un projet de formation.

Il peut être réalisé à l’initiative du salarié dans le cadre du CPF, ou être proposé par l’employeur dans le cadre du plan de développement des compétences.

Financement par le CPF

Depuis le 26 février 2026, le montant des droits CPF pouvant être mobilisés pour financer un bilan de compétences est plafonné à 1 600 €, dans les conditions prévues par les textes.

Les résultats détaillés et le document de synthèse appartiennent au salarié. Ils ne peuvent être transmis à l’employeur ou à un tiers sans son accord.

Consulter les règles officielles du bilan de compétences

10. Le conseil en évolution professionnelle – CEP

Le conseil en évolution professionnelle est un accompagnement gratuit et personnalisé permettant de faire le point sur sa situation, de vérifier la faisabilité d’un projet et de rechercher les formations ou financements nécessaires.

Le conseiller peut notamment aider le salarié à :

  • clarifier son projet ;
  • identifier les compétences à acquérir ;
  • choisir un dispositif de formation ou de reconversion ;
  • préparer un dossier de financement ;
  • étudier les perspectives d’emploi.

Le CEP est indépendant de l’employeur. Le salarié peut donc le solliciter avant de présenter officiellement son projet dans l’entreprise.

Consulter les informations officielles sur le CEP

À retenir

Un projet professionnel peut mobiliser plusieurs dispositifs complémentaires : apprentissage ou professionnalisation pour acquérir un métier, CEP ou bilan de compétences pour construire un projet, CPF pour financer une formation, PTP ou période de reconversion pour préparer un changement de métier.

Les accords Fnac Darty et ceux de la branche IDCC 1686 peuvent ajouter des garanties particulières concernant les formations, les certifications, les passerelles métiers, la mobilité et la reconnaissance des compétences. Ces dispositions sont présentées dans la seconde partie du dossier.

11. L’accord GEPP du Groupe Fnac Darty

L’accord relatif à la gestion des emplois et des parcours professionnels – GEPP – du Groupe Fnac Darty a été conclu le 27 janvier 2022.

Il a pour objectif d’anticiper les évolutions des emplois et des compétences, d’accompagner les transformations des métiers et de favoriser le maintien des salariés dans l’emploi par la formation, la mobilité et la reconversion professionnelle.

Il constitue un socle commun pour les sociétés françaises du Groupe entrant dans son périmètre et concerne les employés, les agents de maîtrise et les cadres.

Attention à ne pas confondre les deux accords

L’accord GEPP Groupe du 27 janvier 2022 fixe le cadre général concernant l’évolution des emplois, la formation, les parcours professionnels et la mobilité. L’accord GEPP Livraison est un accord particulier, limité aux salariés concernés par la transformation de l’activité Livraison.

12. La cartographie des emplois

L’accord GEPP prévoit l’établissement d’une cartographie des emplois dans chaque entité du Groupe.

Les métiers sont répartis en quatre catégories :

  • Les emplois en développement : métiers qui génèrent de l’emploi ou pour lesquels des difficultés de recrutement existent alors qu’ils sont nécessaires au développement du Groupe.
  • Les emplois en équilibre : métiers qui ne connaissent pas de transformation importante identifiée à court ou moyen terme.
  • Les emplois en transformation : métiers dont les activités évoluent sous l’effet des changements technologiques, organisationnels ou commerciaux et qui nécessitent une adaptation des compétences.
  • Les emplois sensibles : métiers susceptibles de connaître une transformation importante de leur périmètre ou une diminution des effectifs.

Le classement d’un emploi peut évoluer dans le temps. Un même métier peut également être classé différemment selon les entités du Groupe et leur situation.

La cartographie doit servir à définir des plans d’action adaptés en matière de formation, de mobilité et de reconversion. Une attention particulière doit être portée aux emplois sensibles.

Les cartographies et leurs éventuelles actualisations doivent être présentées aux représentants du personnel dans les conditions prévues par l’accord.

13. Le référentiel de compétences et les aires de mobilité

L’accord prévoit un référentiel permettant d’identifier les compétences nécessaires à l’exercice de chaque emploi.

Ce référentiel doit notamment permettre :

  • d’identifier les compétences déjà acquises par le salarié ;
  • de déterminer les compétences restant à acquérir pour occuper un nouvel emploi ;
  • de construire un parcours de formation adapté ;
  • de repérer les métiers proches et les compétences transférables ;
  • de faciliter les mobilités entre les différents métiers et entités du Groupe.

Les aires de mobilité ont pour fonction de rendre visibles les passerelles possibles entre les emplois.

L’accord précise que le référentiel de compétences doit servir à la mobilité et à la construction des parcours professionnels. Il ne doit pas être utilisé comme un outil d’évaluation de la performance du salarié.

14. Comment se déroule une passerelle vers un autre métier ?

Le salarié qui souhaite évoluer vers un nouvel emploi doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement en plusieurs étapes.

Première étape : évaluer les compétences et les besoins

Un dispositif de positionnement peut être organisé avant l’entrée en formation. Il peut prendre différentes formes :

  • un questionnaire ou un quiz ;
  • un entretien ;
  • un bilan de compétences ;
  • une mise en situation professionnelle ;
  • tout autre dispositif adapté au métier visé.

Cette étape doit permettre d’identifier les compétences déjà maîtrisées et les besoins de formation nécessaires pour occuper le nouvel emploi.

Les résultats doivent faire l’objet d’un entretien de restitution avec les Ressources humaines.

Deuxième étape : suivre un parcours de formation adapté

Le parcours de formation doit tenir compte de l’emploi actuellement occupé, du métier visé et du profil du salarié.

Il peut s’agir d’un parcours interne déjà existant, comme une académie métier, d’une formation certifiante ou d’un parcours individualisé.

Les formations peuvent être organisées en présentiel, à distance, en visioconférence ou sous une forme mixte.

Troisième étape : valider le passage vers le nouvel emploi

À l’issue du parcours, un entretien doit permettre de vérifier l’acquisition des compétences nécessaires et de valider, le cas échéant, le passage vers le nouvel emploi.

Des actions de formation ou d’accompagnement complémentaires peuvent être décidées lorsque cela reste nécessaire.

15. Les mesures renforcées pour certains salariés

Des dispositions particulières sont prévues pour les salariés occupant un emploi sensible ou souhaitant rejoindre un emploi identifié comme étant en développement.

L’immersion « vis ma vie »

Le « vis ma vie » est une période d’immersion permettant de découvrir concrètement un autre emploi, son environnement de travail, ses outils et ses compétences.

L’immersion doit être d’une durée minimale de deux jours. Sa durée peut être prolongée selon la technicité du métier.

Les salariés éligibles peuvent réaliser jusqu’à deux immersions de découverte par an. Les frais de déplacement doivent être pris en charge selon les règles applicables dans l’entité d’origine.

L’accompagnement par un mentor

Le salarié qui rejoint un emploi en développement peut être accompagné par un mentor expérimenté.

Le mentor doit notamment disposer :

  • des compétences techniques nécessaires ;
  • d’une capacité à transmettre ses connaissances ;
  • de qualités pédagogiques et relationnelles ;
  • d’une bonne connaissance de l’environnement professionnel.

Le temps consacré au mentorat doit être pris en compte dans sa charge de travail. Ses objectifs doivent être adaptés lorsque cela est nécessaire.

La clause de retour

Le salarié peut demander qu’une clause de retour soit inscrite dans le document formalisant sa prise de fonctions.

Cette clause peut être activée dans un délai de :

  • un mois pour un salarié employé ;
  • deux mois pour un agent de maîtrise ou un cadre.

En cas de retour, un emploi similaire ou équivalent à l’emploi initial doit être recherché. Les formations nécessaires à l’occupation de cet emploi doivent être proposées lorsque cela est nécessaire.

16. L’offre de formation au sein du Groupe

L’accord GEPP présente la formation comme un outil essentiel pour maintenir l’employabilité des salariés et accompagner les évolutions des métiers.

L’offre de formation peut comprendre :

  • des formations internes proposées par les académies du Groupe ;
  • des parcours adaptés à un métier ou à une mobilité ;
  • des formations externes ;
  • des formations certifiantes ;
  • des certificats de qualification professionnelle – CQP – proposés par la branche.

Lorsqu’un salarié demande à suivre une formation certifiante ou un CQP proposé par la branche et que sa demande est refusée, l’accord prévoit que ce refus doit être motivé par écrit et communiqué au salarié.

Les formations relevant du plan de développement des compétences sont réalisées pendant le temps de travail, constituent du temps de travail effectif et donnent lieu au maintien de la rémunération.

Focus techniciens : un CQP spécifique de la branche

La branche professionnelle IDCC 1686 a conclu le 15 novembre 2022 un accord spécifique relatif au métier de technicien réparateur en électroménager et multimédia.

Cet accord accompagne notamment l’évolution des métiers de la réparation, la connectivité croissante des appareils, la diversification des compétences techniques et le développement de la réparation plutôt que du remplacement.

Il crée le CQP Technicien réparateur en électroménager et multimédia et définit les compétences nécessaires à l’exercice du métier.

Le référentiel couvre notamment le diagnostic, le dépannage, la réparation, la mise en service des appareils, l’utilisation des outils et informations techniques ainsi que la prise en charge de la demande du client.

Ce dispositif présente un intérêt particulier chez Darty, où les métiers techniques et de la réparation peuvent notamment être accessibles par des parcours de formation et d’alternance.

Une qualification qui entraîne un positionnement conventionnel

L’accord de branche prévoit également des conséquences sur le positionnement dans la classification conventionnelle pour les salariés obtenant le CQP.

Pour un salarié en poste disposant d’au moins 24 mois d’ancienneté dans l’entreprise, l’obtention du CQP entraîne un positionnement au niveau III – échelon 1.

Lorsque le salarié dispose de moins de 24 mois d’ancienneté, le positionnement prévu est le niveau II – échelon 3, avec passage au niveau III – échelon 1 lorsqu’il atteint 24 mois d’ancienneté.

Consulter l’accord de branche du 15 novembre 2022 relatif au métier de technicien réparateur

17. La mobilité professionnelle

La mobilité professionnelle correspond à un changement d’emploi ou de poste nécessitant l’utilisation de compétences nouvelles ou différentes.

Elle peut être :

  • horizontale, lorsque le salarié rejoint un emploi de niveau équivalent ;
  • verticale, lorsqu’il rejoint un emploi de niveau supérieur ;
  • réalisée au sein de la même société ;
  • réalisée entre deux sociétés différentes du Groupe.

L’accord recommande une ancienneté de 18 mois dans le poste avant une mobilité. Cette durée n’est toutefois pas présentée comme une interdiction absolue. Des exceptions sont notamment prévues pour les salariés occupant un emploi sensible ou en cas de situation particulière.

Le salarié doit pouvoir évoquer son souhait de mobilité lors de l’entretien consacré à son parcours professionnel et auprès de son interlocuteur Ressources humaines.

Lorsqu’une mobilité entraîne une modification du contrat de travail, notamment un changement d’employeur au sein du Groupe, un avenant au contrat doit être proposé au salarié.

18. La mobilité géographique

Lorsqu’une mobilité professionnelle entraîne un changement géographique important, l’accord prévoit différents dispositifs d’accompagnement.

Selon la situation du salarié, ils peuvent notamment comprendre :

  • une aide à la recherche d’un logement ;
  • la prise en charge de certains déplacements et hébergements ;
  • la prise en charge de certains frais de déménagement ;
  • des jours d’absence destinés à préparer le déménagement ;
  • une prime d’installation dans les conditions prévues par l’accord ;
  • des mesures d’accompagnement concernant la famille ou le conjoint.

Les conditions d’accès à ces aides dépendent notamment de la distance, du temps de trajet et de la date du déménagement.

19. La seconde partie de carrière et les emplois à fort impact physique

L’accord GEPP prévoit des mesures destinées à anticiper la seconde partie de carrière et à accompagner les salariés occupant certains emplois à fort impact physique.

Pour les salariés âgés de 50 ans et plus occupant un emploi identifié comme étant à fort impact physique et souhaitant se reconvertir en interne, l’accord prévoit notamment :

  • l’identification des passerelles possibles avec les Ressources humaines ;
  • l’accès à des formations internes ou externes ;
  • une priorité d’étude de la candidature sur les postes disponibles.

L’accord prévoit également, dans certaines conditions, la prise en charge du reste à charge des frais pédagogiques d’un projet de transition professionnelle pour certains salariés occupant un emploi à fort impact physique.

Des actions de prévention, notamment les formations relatives aux gestes et postures, sont également prévues.

Un entretien spécifique à l’approche de 60 ans

Indépendamment des dispositions de l’accord GEPP, le droit du travail prévoit désormais un entretien de parcours professionnel dans les deux années précédant le 60e anniversaire du salarié.

Cet entretien permet notamment d’aborder les conditions de maintien dans l’emploi et les possibilités d’aménagement de la fin de carrière, notamment le passage à temps partiel ou la retraite progressive.

20. Les compléments apportés par l’accord QVCT

L’accord relatif à la qualité de vie et des conditions de travail et à l’égalité professionnelle du Groupe Fnac Darty, conclu le 13 juin 2025, complète certaines dispositions relatives aux parcours professionnels.

Il prévoit notamment :

  • des bilans d’étape et des informations sur la retraite pour les salariés seniors ;
  • le traitement prioritaire de certaines demandes de formation à partir de 55 ans ;
  • un abondement du compte personnel de formation pouvant atteindre 1 500 € dans les conditions prévues par l’accord ;
  • des actions visant à améliorer la représentation des femmes dans la formation, les promotions et les postes de direction ;
  • des actions en faveur du recrutement, de la professionnalisation, de la formation et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap ;
  • des formations et mesures de prévention concernant notamment les incivilités et les agressions commises par des clients.

Consulter la présentation de l’accord QVCT Groupe Fnac Darty

21. L’accord GEPP Livraison DGO : des mesures particulières

L’accord GEPP Livraison ne doit pas être présenté comme le cadre général applicable à l’ensemble des salariés du Groupe.

Il a été conclu pour accompagner une transformation particulière de l’activité Livraison. Ses mesures de formation, de mobilité, de reclassement ou de reconversion ne concernent que les salariés entrant dans son périmètre.

Il doit donc être étudié séparément lorsqu’un salarié est directement concerné par cette réorganisation.

22. Comment préparer une demande de formation ou de mobilité ?

Le salarié peut suivre les étapes suivantes :

  1. Définir son projet : formation, certification, nouveau métier, mobilité ou reconversion.
  2. Identifier ses compétences : compétences déjà acquises et compétences restant à développer.
  3. Se renseigner sur les possibilités internes : postes disponibles, passerelles métiers, académies et formations proposées.
  4. Présenter son projet : lors de l’entretien de parcours professionnel et auprès des Ressources humaines.
  5. Formuler la demande par écrit : en précisant la formation, le métier visé, les motivations et les dispositifs susceptibles d’être mobilisés.
  6. Demander une réponse écrite : particulièrement en cas de refus.
  7. Conserver les documents : demandes, réponses, comptes rendus d’entretien et justificatifs.

23. La lecture et les points de vigilance de la CGT

Les accords GEPP et QVCT ainsi que les accords de branche contiennent des outils et des droits qui peuvent être utiles aux salariés. Encore faut-il qu’ils soient réellement connus, accessibles et appliqués.

Pour la CGT, plusieurs points doivent faire l’objet d’une vigilance particulière :

  • la transparence de la cartographie des emplois ;
  • l’information des salariés dont le métier est classé comme sensible ou en transformation ;
  • l’existence réelle de passerelles entre les métiers ;
  • l’accès aux formations nécessaires pour réussir une mobilité ;
  • la motivation écrite des refus de formation lorsque les accords le prévoient ;
  • l’accompagnement des salariés les moins qualifiés ou occupant les emplois les plus physiques ;
  • la reconnaissance professionnelle et salariale des nouvelles compétences acquises ;
  • le respect des droits des apprentis, des alternants, des maîtres d’apprentissage et des tuteurs ;
  • la prise en compte du temps réellement nécessaire aux salariés chargés d’accompagner un apprenti ou un alternant ;
  • l’application des classifications conventionnelles correspondant aux qualifications obtenues, notamment pour le CQP Technicien réparateur ;
  • l’égalité d’accès à la formation entre les femmes et les hommes, les métiers, les établissements et les catégories professionnelles ;
  • le suivi des engagements concernant les salariés seniors.

Renégociation de l’accord GEPP Groupe en cours

L’accord GEPP Groupe de 2022 fait actuellement l’objet d’une nouvelle négociation en 2026.

À ce jour, les négociations sont toujours en cours et aucun nouvel accord GEPP Groupe n’a encore été conclu.

Pour la CGT, cette négociation doit notamment permettre de vérifier l’application effective des mesures existantes, de renforcer les droits à la formation et à la reconversion, de rendre les passerelles métiers réellement accessibles et d’améliorer les garanties offertes aux salariés dont l’emploi est menacé ou profondément transformé.

24. Documents et textes de référence

Cette présentation résume les principaux droits et dispositifs applicables. Pour approfondir un sujet, vous pouvez consulter les accords collectifs et les sources officielles ci-dessous.

Accords du Groupe Fnac Darty

Accords de la branche professionnelle – IDCC 1686

Informations officielles sur les dispositifs de formation

Effectuer une démarche

Mise à jour du dossier

L’accord GEPP Groupe de 2022 fait actuellement l’objet d’une nouvelle négociation en 2026.

À ce jour, aucun nouvel accord GEPP Groupe n’a encore été conclu. Cette présentation sera actualisée lorsque les négociations auront abouti et que les éventuelles nouvelles garanties seront connues.

Besoin d’être accompagné ?

Un représentant du personnel peut aider le salarié à analyser sa situation, à préparer sa demande et à vérifier les droits résultant de la loi, de la convention collective et des accords Fnac Darty.

Contacter la CGT Darty Grand Ouest

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