Les premières réunions d’information-consultation sur les projets de regroupement chez Fnac et chez Darty viennent de s’achever dans les différents CSE concernés. Et un premier constat se dégage : plusieurs instances ont choisi de se faire accompagner par un cabinet d’expertise pour analyser les conséquences des projets présentés par le Groupe.
Côté Darty, le CSE Darty Île-de-France a désigné un cabinet d’expertise. Côté Fnac, les quatre CSE concernés — Fnac Paris, Relais, Codirep et Périphérie — ont chacun désigné le cabinet APEX.
Au total, cinq CSE ont donc choisi de disposer d’une analyse indépendante des projets de regroupement.
Des choix différents chez Darty
La situation est différente dans les deux autres UES Darty.
À Darty Grand Ouest, la CGT a été la seule organisation syndicale à voter favorablement au recours à une expertise. Celle-ci n’a donc pas été adoptée.
À Darty Grand Est, aucune expertise n’a non plus été votée.
Dans les deux cas, la procédure d’information-consultation se poursuit néanmoins. Darty Grand Ouest comme Darty Grand Est bénéficient désormais d’un délai supplémentaire d’un mois pour poursuivre l’examen du projet avant de rendre leur avis.
Pourquoi autant d’expertises ?
Les projets présentés ne se limitent pas à de simples opérations juridiques.
Côté Darty, les documents remis aux élus prévoient notamment une centralisation accrue des fonctions support et des circuits de décision, une évolution de l’organisation des Ressources humaines, la disparition des UES Darty Grand Ouest et Darty Grand Est ainsi que la constitution d’un nouveau périmètre social commun.
Le recours à une expertise doit permettre aux élus de disposer d’une analyse indépendante des conséquences concrètes de ces transformations : organisation du travail, fonctions support, emploi, conditions de travail, risques psychosociaux ou encore représentation du personnel.
L’enjeu n’est pas seulement de comprendre comment les sociétés seront regroupées, mais de mesurer ce que ces regroupements peuvent réellement changer pour les salariés.
La Direction annonce déjà de possibles contestations
La Direction a indiqué qu’elle envisageait de contester certaines expertises, selon les CSE soit sur le bien-fondé même du recours à l’expertise, soit sur la lettre de mission ou sur les honoraires des cabinets désignés.
Les prochaines semaines permettront donc de savoir dans quelles conditions les expertises votées pourront effectivement débuter et comment les travaux pourront être coordonnés entre les différents périmètres concernés.
Deux projets de regroupement, un même enjeu social
Chez Darty comme chez Fnac, il s’agit de projets de regroupement distincts, concernant chacun plusieurs structures actuellement séparées.
Les décisions prises par les différents CSE montrent déjà que l’analyse des conséquences sociales de ces projets devient un enjeu central des procédures en cours.
Pour la CGT, quelle que soit la décision prise dans chaque CSE, la priorité reste la même : obtenir toutes les informations nécessaires, mesurer les conséquences réelles des projets et défendre les droits, l’emploi et les conditions de travail des salariés.

