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Salaires : notre travail crée les richesses, nos salaires doivent augmenter

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Se loger, se nourrir, se déplacer, faire face aux dépenses du quotidien : notre salaire doit nous permettre de vivre dignement de notre travail. Pourtant, ces dernières années, les prix ont augmenté beaucoup plus vite que les rémunérations de nombreux salariés.

Selon les données rappelées par la CGT, les prix ont augmenté d’environ 13 % depuis 2021. Pour beaucoup de salariés, les salaires n’ont pas progressé au même rythme.

Chez Darty aussi, la question des salaires reste entière

Les négociations annuelles obligatoires 2026 de Darty Grand Ouest se sont terminées sans accord.

Les mesures finalement appliquées unilatéralement par la Direction ont notamment prévu :

  • 15 € bruts mensuels d’augmentation du salaire de base pour les vendeurs et les conseillers Pôle Services ;
  • 1,4 % d’augmentation de certaines grilles pour les employés administratifs SAV et les employés logistiques, principalement afin de suivre l’évolution des minima conventionnels ;
  • 15 € pour certains salariés dont la rémunération était déjà supérieure à ces grilles ;
  • une prime exceptionnelle de 70 € bruts.

Dans le même temps, l’enveloppe consacrée aux augmentations salariales a été fortement réduite par rapport à 2025.

Dès l’ouverture des NAO 2026, la CGT Darty Grand Ouest avait demandé que cette enveloppe soit revue à la hausse et que la richesse créée soit davantage répartie en faveur des salariés.

Voir le bilan des NAO 2026 chez Darty Grand Ouest

Dans la branche aussi, les salaires minima doivent augmenter

La question des salaires ne se pose pas uniquement au niveau de Darty. Elle se pose également dans notre branche professionnelle, celle des commerces et services de l’audiovisuel, de l’électronique et de l’équipement ménager – IDCC 1686.

Un avenant signé le 12 février 2026 a revalorisé les salaires minima conventionnels à compter du 1er mai 2026.

Mais dès le 1er juin 2026, le SMIC a lui-même été revalorisé de 2,41 %, pour atteindre 12,31 € brut de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois.

Conséquence : les trois premiers minima conventionnels de notre branche, fixés respectivement à 1 827,03 €, 1 831,21 € et 1 843,11 €, sont désormais inférieurs au SMIC.

Quand le SMIC rattrape les minima conventionnels, toute la grille salariale se tasse.

Les écarts entre niveaux, qualifications, responsabilités et ancienneté se réduisent progressivement. Revaloriser uniquement les premiers niveaux ne suffit donc pas : c’est bien l’ensemble de la grille salariale qui doit progresser.

Le Code du travail prévoit que lorsque le salaire minimum professionnel des salariés sans qualification devient inférieur au SMIC, les organisations liées par la convention de branche doivent se réunir pour négocier sur les salaires.

À défaut d’initiative patronale dans un délai de 45 jours, une organisation syndicale représentative peut demander l’ouverture de cette négociation.

Pourtant, alors même que la hausse du SMIC impose aujourd’hui de revoir les premiers niveaux de la grille, les négociations salariales de branche restent bloquées du côté patronal.

Pour la CGT, cette situation n’est pas acceptable. Les minima conventionnels ne doivent pas simplement courir derrière le SMIC : ils doivent réellement reconnaître les qualifications, les compétences, les responsabilités et l’expérience des salariés.

Là encore, la revendication est la même : le travail doit être mieux rémunéré et la richesse créée doit être mieux répartie.

Une prime ne remplacera jamais une augmentation de salaire

Prime exceptionnelle, aide ponctuelle, augmentation individuelle… Ces mesures peuvent apporter temporairement quelques euros supplémentaires. Mais elles ne produisent pas les mêmes effets qu’une augmentation durable du salaire de base.

Une augmentation générale reste acquise chaque mois. Elle améliore durablement la rémunération et participe également aux droits liés au salaire : retraite, maladie, chômage et plus largement à notre protection sociale.

C’est pourquoi la CGT revendique en priorité de véritables augmentations générales de salaires plutôt qu’une multiplication de mesures ponctuelles qui peuvent disparaître d’une année sur l’autre.

La richesse existe : c’est aussi une question de répartition

Les magasins, les SAV, les centres d’appels, les plateformes logistiques et l’ensemble des services du Groupe fonctionnent grâce au travail quotidien des salariés.

Cette richesse n’existerait pas sans leur travail.

La question n’est donc pas seulement de savoir si l’entreprise dispose ou non de moyens financiers.

Elle est aussi de savoir quelle part de la richesse créée revient réellement à celles et ceux qui la produisent.

Ce que revendique la CGT

  • des augmentations générales de salaires ;
  • des minima conventionnels réellement revalorisés ;
  • des grilles salariales qui reconnaissent réellement les qualifications et les responsabilités ;
  • la reconnaissance de l’expérience et de l’ancienneté ;
  • des évolutions salariales qui ne reposent pas uniquement sur l’individuel ;
  • une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salariés.

Un discours que la CGT Darty Grand Ouest porte déjà

Cette question n’est pas nouvelle pour notre syndicat.

Lors des NAO 2026, nous avions déjà défendu une augmentation de l’enveloppe salariale et une répartition de la richesse davantage favorable aux salariés.

Pour la CGT Darty Grand Ouest, l’amélioration durable du pouvoir d’achat passe d’abord par le salaire.

Les aides ou primes ponctuelles peuvent répondre temporairement à certaines situations, mais elles ne doivent jamais servir à remplacer de véritables augmentations de salaires.

Notre travail crée les richesses.
Nos salaires doivent augmenter.